La veille d’actualité de la bancassurance #Février 2026

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Chaque mois, notre équipe vous propose sa sélection des faits marquants dans l’univers banque/assurance.
Au menu de cette 39ᵉ édition : un concentré des actualités réglementaires, des dynamiques d’écosystème et des avancées technologiques qui façonnent le secteur.

Une veille pensée pour aller à l’essentiel, à lire et à partager sans modération !

Réglementaire | Assurance obsèques : le Sénat réclame une commission d’enquête sur les « dérives préoccupantes » du marché

Trois sénateurs ont déposé le 6 février une proposition de résolution demandant la création d’une commission d’enquête parlementaire sur les pratiques commerciales du secteur de l’assurance obsèques. Après les alertes répétées de la DGCCRF, de l’ACPR et des associations de consommateurs, le législateur s’empare d’un dossier sensible concernant un marché de près de 2 milliards d’euros de cotisations annuelles.

Ce qu’il faut retenir :

  • Une succession d’alertes sur un marché problématique. Les contrôles de la DGCCRF ont révélé de nombreuses « anomalies », l’ACPR a identifié plusieurs « points de vigilance », et l’UFC-Que Choisir a dénoncé fin 2024 des produits à « la rentabilité indécente » et des marges jugées excessives.
  • Un débat parlementaire jugé « impérieux ». Les sénateurs Victorin Lurel, Christophe Chaillou et Marion Canalès veulent établir un diagnostic précis des dérives constatées et ouvrir un débat public sur un secteur qui touche des millions de Français dans des moments de vulnérabilité.
  • Quatre axes de régulation prioritaires. La commission d’enquête aurait pour mission de renforcer la transparence sur les prix, mettre fin aux pratiques discriminatoires, renforcer la régulation du secteur et soutenir le développement de structures d’accompagnement alternatives au modèle assurantiel actuel.

Source : L’Argus de l’assurance

 

Pour aller plus loin : notre solution de planification successorale Planner peut être incluse dans des contrats obsèques pour augmenter la valeur et les usages ante-mortem. Nous préparons une table ronde sur le sujet le 2 avril prochain.

Écosystème | Captives de réassurance : la France confirme son décollage avec 22 structures agréées

Deux ans après l’introduction de la « provision pour résilience » dans la loi de finances 2023, un rapport parlementaire s’appuyant sur une enquête de la Direction générale du Trésor (publiée le 11 février 2026) dresse un bilan très positif : le nouveau cadre fiscal et prudentiel a transformé en profondeur le paysage de la réassurance captive en France, attirant de grands groupes français qui privilégiaient jusqu’ici des juridictions étrangères.

Ce qu’il faut retenir :

  • Une croissance spectaculaire du marché. La France ne comptait que 4 captives de réassurance en 2019 et 10 fin 2022. À mi-octobre 2025, on en dénombre 22 agréées, avec une dizaine de projets supplémentaires en cours d’étude. Le cadre national séduit les grands groupes qui souhaitent conserver la gouvernance de leurs risques au siège.
  • Un levier de négociation puissant face aux assureurs. Les entreprises dotées d’une captive constatent des bénéfices concrets : économies sur le budget assurance allant jusqu’à 15 %, capacité de couverture maximale augmentée jusqu’à 25 %, et un rééquilibrage du rapport de force lors des négociations avec les assureurs traditionnels.
  • Un impact sur la gouvernance et l’écosystème de services. Le modèle français impose une implication directe des instances dirigeantes (DG, DAF, directeurs des opérations) dans les conseils d’administration des captives. Il favorise aussi l’émergence d’un écosystème de services spécialisés (actuariat, audit, conseil) sur le sol français, renforçant l’attractivité de la place de Paris.

Source : DAF Magazine / Direction générale du Trésor

Technologie | L’IA Act européen entre en application : le secteur financier face à un réalignement stratégique majeur

Après l’entrée en vigueur officielle le 01/08/2024 et deux années d’expérimentation, 2026 marque le tournant décisif de l’IA Act européen pour la banque et l’assurance. L’intelligence artificielle passe du statut de « projet innovant » à celui de « responsabilité stratégique », nécessitant une transformation profonde des organisations. Plus de 85% des banques supervisées utilisent déjà l’IA, notamment l’IA générative pour les opérations IT, l’analyse juridique, le scoring crédit et la détection de fraude.

Ce qu’il faut retenir :

  • Création urgente de rôles hybrides rares. Les institutions doivent recruter ou former : Responsables des risques IA, Validateurs de modèles nouvelle génération, Responsables gouvernance des données IA, et Architectes IA générative – profils pour lesquels le marché connaît une pénurie critique.
  • Risques réglementaires significatifs. Le non-respect de l’IA Act expose les institutions à des amendes pouvant atteindre 35 millions d’euros ou 7% du chiffre d’affaires mondial annuel, avec une surveillance accrue de la BCE sur les systèmes à haut risque.
  • Dépendance préoccupante aux fournisseurs non-européens. La concentration sur quelques fournisseurs d’IA générative américains (OpenAI, Anthropic, Google) soulève des enjeux de souveraineté numérique et de risques systémiques, appelant à une diversification stratégique des solutions.

Source : Emerique & Partners – IA Act Banking Insurance

Réglementation, écosystème, tech : l’essentiel à retenir chaque mois

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