Le Revenu x Testamento : la clause bénéficiaire, cet angle mort de l’assurance vie

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« La clause que personne ne relit » : c’est le titre de la tribune publiée par Virgile Delporte, Président et cofondateur de Testamento, dans le numéro de septembre 2026 du magazine Le Revenu.

À travers cette tribune, Virgile Delporte revient sur un sujet encore trop souvent négligé dans la gestion d’un contrat d’assurance vie : la clause bénéficiaire. Un sujet pourtant essentiel puisqu’elle détermine directement qui percevra le capital au décès de l’assuré.

20 millions de clauses bénéficiaires obsolètes ou mal rédigées

Le constat dressé dans cette tribune est sans appel : 20 millions de clauses bénéficiaires seraient aujourd’hui obsolètes ou mal rédigées en France.

Et le phénomène concerne une grande partie des assurés. Selon les données mises en avant dans notre Livre Blanc 2026, réalisé en partenariat avec Deloitte, 73 % des Français de plus de 50 ans n’ont jamais mis à jour leur clause bénéficiaire.

Derrière ces chiffres se cache une réalité simple : les contrats d’assurance vie sont souvent conservés pendant plusieurs dizaines d’années, tandis que la vie des assurés évolue. Mariage, divorce, remariage, naissance d’un enfant, recomposition familiale… autant d’événements susceptibles de rendre une clause initialement pertinente totalement inadaptée.

La formule standard « mon conjoint, à défaut mes enfants » peut ainsi ne plus correspondre aux volontés de l’assuré plusieurs années après la souscription.

Une clause bénéficiaire qui peut changer avec la vie

L’exemple de Sophie, utilisé dans la tribune, illustre parfaitement cette problématique :

À 38 ans, elle souscrit une assurance vie et désigne comme bénéficiaire son conjoint, à défaut ses enfants. Douze ans plus tard, elle est remariée et ses enfants sont issus d’une première union. Pourtant, sa clause n’a pas changé. Ce qui était parfaitement cohérent au moment de la souscription peut donc devenir inadapté avec le temps.

La question n’est pas nécessairement celle d’une négligence de l’assuré. C’est aussi celle du suivi dans la durée et du devoir de conseil : la clause bénéficiaire doit pouvoir évoluer avec la situation personnelle, familiale et patrimoniale du client.

Un enjeu patrimonial et fiscal majeur

La clause bénéficiaire n’est pas qu’une formalité administrative. Elle constitue l’un des éléments essentiels de la stratégie de transmission d’un contrat d’assurance vie. Dans certaines situations, une clause mal rédigée, imprécise ou devenue obsolète peut entraîner des conséquences importantes pour les bénéficiaires désignés et modifier les conditions dans lesquelles le capital sera transmis.

La tribune rappelle notamment l’intérêt de l’assurance vie en matière de transmission et l’abattement pouvant atteindre 152 500 euros par bénéficiaire pour les primes versées avant 70 ans, sous réserve des conditions applicables. La qualité de la rédaction et la mise à jour de la clause sont donc essentielles pour que la stratégie de transmission définie par l’assuré puisse réellement être mise en œuvre.

Aller au-delà de la clause bénéficiaire standard

Virgile Delporte revient également sur plusieurs possibilités permettant d’aller plus loin qu’une simple désignation standard. Le démembrement de la clause bénéficiaire, par exemple, peut permettre de protéger le conjoint tout en organisant la transmission au profit des enfants. La désignation nominative avec des quotes-parts personnalisées permet quant à elle d’adapter précisément la répartition du capital aux souhaits de l’assuré, notamment dans les familles recomposées.

Ces mécanismes montrent une chose : la clause bénéficiaire peut devenir un véritable outil de stratégie patrimoniale, à condition d’être pensée, rédigée et régulièrement actualisée.

Le rôle essentiel du conseiller

Cette problématique souligne également l’importance du rôle des professionnels de l’assurance et du patrimoine. Les assurés consacrent beaucoup de temps à choisir leurs supports d’investissement, comparer les performances ou optimiser les frais de leur contrat. Pourtant, la clause qui déterminera la destination du capital au décès peut rester inchangée pendant des années.

Le conseiller a donc un rôle essentiel à jouer pour identifier les situations nécessitant une mise à jour et accompagner son client dans cette réflexion. La digitalisation peut également faciliter cette démarche en permettant aux assurés de retrouver leurs informations, de comprendre leur clause et, lorsque cela est pertinent, d’engager simplement une démarche de mise à jour.

Faire de la clause bénéficiaire un sujet à part entière

À travers cette tribune, Virgile Delporte défend une conviction forte : la clause bénéficiaire ne devrait plus être considérée comme une simple formalité au moment de la souscription.

Elle mérite au contraire d’être intégrée pleinement dans le parcours de vie du contrat et dans la relation entre l’assureur, le conseiller et son client. Car derrière une clause bénéficiaire, il n’y a pas seulement des lignes de texte ou des considérations juridiques. Il y a une volonté de transmission, une histoire familiale et parfois plusieurs générations de patrimoine.

Retrouvez la tribune de Virgile Delporte dans le numéro de septembre 2026 de Le Revenu.

Et si vous faisiez de la clause bénéficiaire un véritable sujet de conseil ?

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